Affichage des articles dont le libellé est Pirates. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pirates. Afficher tous les articles

jeudi 11 décembre 2014

Sur des mers plus ignorées de Tim Powers

J'avais acheté ce livre il y a très longtemps, après avoir lu quelque part qu'il avait été une des sources d'inspiration de Ron Gilbert lors de la création de "Monkey Island" (l'autre étant l'attraction de Disney : "Pirates of the Carribean").
Je suis un grand fan de ce jeu (enfin des deux premiers épisodes, beaucoup du reste), et donc je voulais absolument voir ce dont il retournait.
Puis, je l'ai oublié, et je suis retombé dessus alors que je cherchais quelque chose à lire après avoir fini l'épopée des "Rois Maudits" de Maurice Druon, que je n'ai pas chroniqué ici, la faute à pas de temps.
Je reprends donc mes bonnes vieilles habitudes, et on commence donc par un petit résumé, pas trop "spoilé" (en vf : qui ne révèle pas trop de composantes de l'intrigue, pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur éventuel qui passe ici pour avoir une idée sur le roman en question. Pff, c'est long).

Au XVIIIème siècle, John Chandagnac, un jeune marionnettiste fauché fait voile vers les Caraïbes et plus particulièrement Haïti, où il veut retrouver son oncle qui l'a spolié de son héritage. 
Sur le bateau, il fait la connaissance de Beth Hurwood, dont le père est un éminent professeur d'Oxford, devenu très étrange depuis la mort de sa femme. 
Malheureusement, le navire est attaqué et pris sans aucun problème par des pirates, grâce à l'intervention d'un sorcier. Dans le même temps, John parvient, grâce une botte secrète qu'il fait d'habitude exécuter à ses marionnettes, à blesser le capitaine pirate. Chandagnac se voit donc contraint de choisir entre la mort et rejoindre les corsaires. 
Ainsi commencent les aventures de Shandy le pirate, qui le verront lutter contre des zombies, découvrir la fontaine de jouvence et faire équipe avec le dangereux Barbe-Noire !

Ce roman se lit vraiment d'une traite, tant l'écriture est fluide et imagée, et tant il y a de l'action. Pas de temps morts, à part peut-être de petits intermèdes plus calmes mais qui ne participent pas moins au développement du récit. Même s'il y a de la magie, des Loas vaudou, la fontaine de jouvence et des zombies, on a bien entre les mains un roman d'aventure pur et dur. Ici, pas de prise de tête stylistique ou de fonds : l'auteur écrit (et plutôt bien d'ailleurs) pour nous divertir, tout simplement. Et ça, ça fait du bien.

J'avais déjà beaucoup aimé "Les voies d'Anubis" de Tim Powers, mais là, je dois avouer que j'ai vraiment été bluffé par ce roman. L'imagerie (ou plutôt devrais-je dire la mythologie) de la piraterie mâtinée de vaudou, est vraiment très bien rendue. Les personnages sont bien campés et pour beaucoup très intrigants (le gouverneur Swaney en tête), John Chandagnac est un héros vraiment attachant et les méchants sont vraiment des ordures, mais subtiles sur certains points.

Alors si vous aimez les pirates, le vaudou et Monkey Island (ou Pirates des Caraïbes, à la rigueur), foncez ! Vous ne le regretterez pas !


Note : 16/20

Sur des mers plus ignorées de Tim Power
J'ai lu / Science-fiction / 1988
ISBN : 2-27722371-9
352 p.

Je possède ce livre en version livre de poche, épuisé depuis belle lurette (mais toujours trouvable en occasion), mais Bragelonne en a sorti une version "grand format en 2011, au prix de 20,30€.

mardi 17 juillet 2012

Le chant de l'équipage de Pierre Mac Orlan

Tout d'abord, la quat' de couv' avec un petit résumé/commentaire de Raymond Queneau : La confrontation, pleine de sens et de saveur, de l'aventurier passif, Joseph Krühl, qui se contente de rêver aux pirates, et de l'aventurier actif, Simon Eliasar, occupé de chasse au trésor. Tous deux pourtant s'embarquent ensemble et leur destin s'accomplira sur une île. Etonnant adieu au romantisme et au pittoresque, ce récit ingénieux contient toute la poésie de l'aventure. " J'ai bien souvent relu Le chant de l'équipage et, à chaque fois, m'enchantent la grande peur d'Eliasar, les cravates d'Heresa, les cuites de Bébé-Salé, l'odyssée de l'Ange-du-Nord " (Raymond Queneau).

Pierre Mac Orlan est pour moi un auteur particulier, puisque dans jeunesse, j'ai souvent traîné dans sa maison d'Archet en Seine-et-Marne. Bien sûr, je ne l'ai pas connu personnellement, puisqu'il était décédé depuis un moment. Il n'empêche qu'avoir pu  toucher ses objets, pêcher dans son jardin, s'asseoir dans son fauteuil, ça créer des liens. Surtout pour un petit garçon qui rêvait d'écrire des histoires...

Qu'ai-je pensé du livre en question ? Hé bien malheureusement, pas grand chose. Les personnages ne sont pas très sympathiques et surtout pas très fouillés. L'histoire est assez bancale et pas très intéressante. Il y a des passages qui donnent envie de continuer quand le récit s’essouffle un peu, mais à la fin, que retient-on de ce livre ? Que tous les hommes (et femmes) sont égaux devant l'avidité et les coups bas. Un désenchantement caractéristique du fantastique social à la Mac Orlan.
Ce livre, n'est donc pas le meilleur de Pierre Mac Orlan, et pour ne pas rester sur cette mauvaise note, je vais lire "L'étoile Matuthine" ou "Quai des Brumes" très prochainement.

Web Statistics