vendredi 16 novembre 2018

Divers Monstres pour HeroQuest (5)

Même si je trouve le bestiaire de base de notre bon vieux HeroQuest à la fois bien fourni et assez varié, il m'arrive des fois, lors de mes tribulations sur divers sites de manufacturiers de miniatures, de tomber sur des monstres qui n'y figurent pas (dans le bestiaire). Considérant qu'il serait dommage de passer à côté, je me les mets de côté, puis vous les propose de temps en temps, histoire de changer un peu des proxy. En plus, vu que le système de jeu est assez simple, il est très facile d'intégrer ces nouveaux monstres dans vos parties.
On commence donc avec ceux qui - pour moi - sont les grands absents d'HeroQuest, les fameux Hommes-bêtes (et je ne parle de notre ami le Barbare et de ses deux points d'esprit). Heureusement, il existe pas mal de références par-ci par-là pour combler ce vide sans avoir à aller piocher dans la boîte de Seigneurs de Guerre !
On part donc chez Warmonger Miniatures qui proposent un nouveau set de 5 Hommes-bêtes donc. La sculpture est toujours aussi réussie et complètement dans l'esprit des autres figurines de base, grâce à ce petit old school. Comptez £15 + fdp pour les voir gambader dans vos couloirs poussiéreux (soit environ 17€ + fdp), ce qui est assez raisonnable.


Toujours dans la même famille de boucs bipèdes, direction Knightmare Miniatures, un autre de mes chouchous, qui propose un Zangor Bloodhorn de toute beauté. Son sourire vicieux viendra égayer vos troupes pour seulement 6€ + fdp. 


Et maintenant quelque chose de complètement différent (comme le disait si bien John Cleese), avec deux bestioles de chez Reaper Mini. Il s'agit d'un couple de Kobolds, créature inconnue au bataillon pour moi mais qui a toute sa place dans le jeu. Ils sont très mignons et donc très dangereux, puisque leur petite taille leur donne un avantage dans les couloirs étriqués (en plus d'être poussiéreux) de notre bon vieux HeroQuest. Comptez un peu plus de 9€ + fdp pour les avoir dans vos rangs.


Enfin, chez CP Models, ce Djinn a retenu toute mon attention. D'une part parce que je le trouve très réussi esthétiquement parlant, et ensuite, parce qu'il viendra donner un petit air oriental à vos donjons pour seulement £2 + fdp (soit environ 2,60€ + fdp) ce qui est plus que raisonnable.


Et voilà c'est tout pour cette semaine. Bon weekend !

mardi 13 novembre 2018

Le Musée de l'Étrange - Le Sanctuaire des Titans de Régric

C'est en traînant dans une librairie à côté de chez moi que j'ai découvert cette bande dessinée. La couverture très "tintinesque" a immédiatement aimanté mon regard et, après avoir un peu feuilleté la chose, je me suis dépêché de l'acheter et de rentrer chez moi pour la lire (la chose, pas la couverture). Voici ma chronique (à dire en ayant en tête la dernière phrase de l'intro de New-York Unité Spéciale) :

1954. En plein hiver, les journalistes sont conviés à un énigmatique rendez-vous. Arrivés sur place, ils sont accueillis par le célèbre industriel Penaud, qui leur dévoile la raison de leur présence : l'inauguration de son nouveau "Musée de l'Étrange" dédié aux civilisations passées, qui pour certaines d'entre elles apparaissent comme légendaires. Une fois la cérémonie terminée, Elsa Blanquette et Victor Galopin, les deux archivistes du musée se mettent au travail, à savoir répertorier l'immense collection rassemblée par l'explorateur Rocas, ce qui n'est vraiment pas simple. Au cours de leurs investigations, ils vont tomber sur un étrange robot fonctionnant à la vapeur - Monsieur 220 - qui deviendra leur compagnon de route, ainsi - et surtout - que sur un tibia géant, bien que tout à fait humain. Prenant conscience que cette découverte peut à la fois changer le cours de l'histoire et lui faire beaucoup de publicité, Penaud décide de monter une expédition afin de se rendre en Amérique du Sud, sur la piste des géants. Pour cela, il va concocter un rallye automobile sensé relier Paris à Mantequilla capitale du Guacamola, qui se révélera plein de surprises...

Pour être franc, je ne connaissais l'auteur - Régric - que de nom pour l'avoir vu figurer sur les dernières couvertures de Lefranc, le héros de Jacques Martin. Je me suis donc douté que ce style plus ligne claire que la ligne claire était parfaitement assumé et était une sorte d'hommage à Hergé. Ces soupçons ont été très vite confirmés avec la présence de nombreux clins d’œil aux aventures du reporter à la houppe. 
Au niveau du scénario donc, on ne va pas se mentir, on est assez éloigné de l'atmosphère d'un Lefranc, Tintin ou Blake et Mortimer, puisque dès les premières cases on sent que cette histoire sera burlesque du début à la fin, mais sans jamais tomber dans la parodie. L'inauguration du Musée, voire le Musée en lui-même n'est d'ailleurs qu'un MacGuffin, puisque très rapidement, les protagonistes ne s'intéressent plus qu'au tibia géant et à ses origines. 
Cela permet donc de les faire partir en expédition pour certains, et pour les autres d'être confrontés au fantastique (un peu plus poussé et moins inquiétant que celui de Tintin il est vrai), deux  des ingrédients indispensables du diptyque "Les 7 boules de cristal" / "Le Temple du Soleil" dont ce "Sanctuaire des Titans" semble être le rejeton. 
Dans l'ensemble, le récit tient la route dans la mesure où l'on est clairement dans l'humoristique / grand guignolesque (les noms des protagonistes et des lieux nous l'indiquent clairement) plutôt que dans le sérieux de son aîné. On se laisse donc facilement porter par l'intrigue et ses multiples rebondissements, par les personnages haut en couleur et par l'atmosphère vintage qui se dégage du récit. La conclusion est à mon goût un peu trop rapide, mais reste néanmoins dans le ton très bon enfant de l'album.

On ne va pas se mentir, le vrai point fort de cet album, c'est sans conteste ses dessins. On sent que Régric est vraiment à l'aise avec cette ligne claire hergéenne et qu'il a vraiment pris son pied à illustrer son récit finalement un peu bancal mais ô combien sympathique, prétexte à reprendre et empiler les principaux composants d'une bonne histoire du reporter au pantalon de golf. 
Les personnages sont reconnaissables et très agréables à l’œil - pour qui n'est pas allergique à la ligne claire bien entendu - et les décors sont somptueux et mettent vraiment dans l'ambiance. Par moment, j'ai vraiment eu l'impression de regarder des cases d'Hergé que je ne connaissais pas, essayant de trouver tous les détails cachés, comme quand j'étais petit. À ce titre, je trouve que la case centrale de la page 17 aurait méritée une page pleine, pour appuyer encore plus la filiation avec les dernières aventures de Tintin.
Bizarrement, on va dire que sa grande force - à savoir l'hommage très appuyé visuellement jusque sur la couverture au Grand Ancien qu'est Tintin - est également sa plus grande faiblesse, car à trop vouloir se frotter au soleil, on finit par se brûler les ailes (hum, phrase digne d'un poète de comptoir) et alors qu'avec un autre style graphique cet ouvrage sans prétention (si ce n'est celle de divertir) serait passé crème (comme disent les vieux qui veulent paraître jeunes), nous avons ici trop tendance - même inconsciemment - à le comparer au travail d'Hergé, avec lequel il ne peut - et ne veut sûrement pas - lutter.

En conclusion, même si j'ai passé un très bon moment de détente et suis un peu retombé en enfance en compagnie de Henri Penaud, Monsieur 220, Elsa Blanquette et Victor Galopin, il n'en reste pas moins que l'intrigue reste quand même un peu légère et comporte quelques petites incohérences, même si ce n'est finalement ni bien grave ni rédhibitoire. 
En refermant le livre, on se dit que cette aventure burlesque se lit vraiment bien, mais qu'il manque quand même un petit quelque chose, un petit je ne sais quoi, qui aurait pu la rendre peut-être pas indispensable, mais à défaut remarquable. Quoi qu'il en soit, si ce "Musée de l'Étrange" est amené à devenir une série récurrente, j'en serai le premier ravi. À suivre donc !

Note : 14/20


Le Musée de l'Étrange - Le Sanctuaire des Titans de Régric
Éditions du Long Bec / 2018
ISBN : 979-10-92499-93-3
48 p. / 14,50€

vendredi 9 novembre 2018

Proxy Mobilier HeroQuest (8)

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas partagé avec vous mes petites trouvailles en matière de proxy de mobilier pour notre bon vieux HeroQuest. Par mobilier, j'entends bien sûr les éléments de décors  / scénographie du jeu.

On commence avec un très beau set de 5 coffres de chez Tabletop Art. Les différentes tailles permettront de varier les plaisirs lors des quêtes. Comptez 6,75€ + fdp, sachant que les prix sont dégressifs si vous en achetez plus.

Toujours chez Tabletop Art, mon intérêt s'est aussi porté sur un ensemble de bibliothèque et commode qui ne vous coûtera que 5,75€ + fdp, ce qui n'est vraiment pas cher pour apporter un peu de culture dans les souterrains poussiéreux que vos aventuriers explorent.


Et pour finir, on passe chez Hexy Store, qui nous propose une très belle forge de heu... forgeron, qui remplacera à merveille celle de l'extension de Karak Varn par exemple. Comptez 13,77€ + fdp pour pouvoir l'ajouter à votre boîte, ce qui n'est pas trop cher.


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Bon weekend et à la semaine prochaine même endroit, même heure !

mardi 6 novembre 2018

Cap'tain Swing 295

Aujourd'hui, comme de coutume - mais plus pour très longtemps, j'y reviendrai en fin de post - je vous livre ma chronique sur le nouveau numéro de Cap'tain Swing, dernier représentant (si l'on excepte Akim, ce que je fais sciemment) des petits formats.

L'aventure de ce mois de novembre s'intitule "Le traître". Cap'tain Swing doit rencontrer le Docteur Strong à Bennington. Tandis qu'il attend au lieu de rendez-vous, il se dispute avec un homme maltraitant Pouik. Malheureusement pour lui, l'homme en question est un puissant armateur acquis à la cause des rebelles. Strong essaye tant bien que mal d'apaiser la situation, mais l'armateur, Van Doren, est du genre rancunier et part fâché. Swing n'est pas très heureux d'avoir à travailler avec lui, d'autant plus qu'il semble y avoir un traître dans l'affaire (rapport à de précédentes cargaisons qui sont tombées aux mains des anglais) et que Van Doren pourrait très bien être celui-ci. Malgré tout, sur les conseils de Strong, il va mettre ses soupçons de côté et tout mettre en œuvre pour les armes arrivent cette fois-ci à bon port...

Encore une fois, nous avons affaire à une très bonne histoire, pleine de rebondissements et d'action. En plus, une fois n'est pas coutume, le judas (hum, ce n'est pas très politiquement correct ça, synonymo, tu n'as pas autre chose à me proposer ? mouchard ? ok, va pour mouchard) le mouchard, donc,  n'est pas celui que nous soupçonnons tous (Cap'tain Swing y compris) dès le début. Van Doren est donc l'exception qui confirme la règle dans cette série, à savoir que tout individu à sale gueule est forcément le traître (oui, j'ai changé dans la phrase précédente pour ne pas faire de répétition).
À part cela, tout est comme d'habitude, rondement mené. L'intrigue est simple, mais pas simpliste et même s'il y a moins d'aventures parallèles que d'habitude, les soixante-quatre pages du récit sont bien remplies et utilisées.
Les dessins font également très bien le boulot et sont toujours aussi efficaces, que ce soit dans les scènes d'actions et de bagarre ou dans celles qui sont plus posées. Les décors remplissent pleinement leurs fonctions et habillent les cases avec beaucoup d'habilité. Comme à chaque fois, serait-on tenté de dire.
Cette alchimie entre le scénario (toujours touffu mais pas complexe) et les dessins (qui sans être magnifiques, sont terriblement efficaces) font de cette série - à mon avis - l'une des meilleures bande dessinée de petit format et explique pourquoi celle-ci arrive encore à trouver son public.

L'épisode du mois d'Ivanhoé a pour titre "Les rebelles du roi". Tandis qu'Ivanhoé et ses compagnons célèbrent Pâques, ils apprennent que deux de leurs ennemis, Tyrell, le bailli de Leicester et Guy de Guisborne, le shérif de Nottingham ont fait alliance pour se débarrasser une fois pour toutes des rebelles saxons. Pour conclure ce rapprochement, Tyrell offre en épousailles sa nièce qu'il retient prisonnière et qui est également la propriétaire légale de sa fortune. Tandis qu'il revient à Sherwood, Gurth est attaqué par des normands et laissé pour mort, non sans les avoir mis en déroute. Il est secouru par une jeune femme en fuite qui s'avère être Ann-May, la nièce de Tyrell. Celle-ci a pris sur elle de venir prévenir les saxons de l'attaque imminente de la forêt de Sherwood par les normands. Ainsi informés, Ivanhoé et ses compagnons vont pouvoir recevoir comme il se doit les hommes de Gisborne et Tyrell...

Je pense que cette série a définitivement trouvé sa vitesse de croisière (à moins que nous nous soyons apprivoisés ?) et cet épisode en est une belle illustration. En effet, avec un scénario très simple (deux ennemis qui s'allient pour éliminer le héros, on a déjà vu / lu ça des milliers de fois) et sans artifices "fantastiques" comme cela était le cas le mois dernier, les auteurs arrivent à nous livrer un récit qui à défaut d'être original, n'en est pas moins captivant et arrive à nous faire tourner les pages (et écrire des phrases très longues) pour en connaître la suite et le dénouement (cette fois-ci cette phrase est terminée).
Les dessins sont, quant à eux, toujours aussi beaux et vintages. Comme dit déjà à plusieurs reprises, on a vraiment l'impression de lire une adaptation des films de cape et d'épée des années 50 avec un Errol Flynn ou Robert Taylor (mais ici plus dans le rôle de Gisborne que dans celui d'Ivanhoé). Bref, c'est historiquement faux et ça sent bon les décors de carton-pâte, mais une fois qu'on est pris dedans, ça marche !

Comme d'habitude, la revue est complétée par un peu de rédactionnel copier / coller de Wikipédia, à propos des Algonquins (la troisième partie du dossier pour ceux que ça intéresse). Pas lu bien évidemment.

Enfin, en troisième de couverture, nous avons droit à un strip de Blurp ! L'homme de Cro-Nembour par Dominik Vallet et Jo Hell. Ainsi qu'un autre de Fishman par Dominik Vallet et Romain Gondy. Les deux sont très sympathiques, surtout celui de Blurp !

En conclusion, encore une très bonne livrée du dernier des Mohicans des petits formats, avec deux séries qui se complètent parfaitement et nous font passer du bon temps. Vu que la revue ne semble plus vraiment prête à disparaître (tant mieux pour nous), cette chronique est l’antépénultième qui lui sera consacrée et celle du mois prochain la dernière des systématiques / régulière. On se retrouvera ensuite pour le dernier numéro à proprement parlé, d'ici quelques années. Rendez-vous le mois prochain donc !

vendredi 2 novembre 2018

Proxy Barbare HeroQuest (6)

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas partagé avec vous mes recherches en matière de proxy pour le personnage de notre bon vieux HeroQuest le plus épais physiquement - et intellectuellement - je veux bien entendu parler de notre ami le Barbare.
Il faut avouer qu'en perspective du Kickstarter de Boris Woloszyn, je pensais que ma quête des proxy allait prendre fin - du moins en ce qui concerne les héros. Que nenni. Et même si les sculptures de Boris étaient très belles, je pensais vraiment qu'il allait nous proposer les prototypes qu'il avait présenté il y a quelques temps et qui étaient fidèles à 100% à ceux de la peinture de la boîte. Il n'en a rien été et je suis donc reparti dans ma quête.
Le premier Barbare de remplacement qui m'a tapé dans l’œil est disponible (en set, accompagné d'une guerrière aussi court vêtue que lui) chez Elladan. La pose et la mise des personnages devraient vous rappeler quelque chose aux plus cinéphiles d'entre vous... Quoiqu'il en soit, ce couple de joyeux drilles sera à vous pour 14,50€ + fdp, ce qui n'est pas trop cher. Encore une fois, merci à Pousseplomb pour l'info !


Enfin, chez Reaper Mini, j'ai dégoté un Barbare qui devrait plaire aux plus "grosbill" d'entre nous. Avec sa hache, son épée et son air pas commode (en plus d'être battit comme une armoire à glace), il sera la terreur des Orcs et autres Guerriers du Chaos. En plus, ce brave Brand Oathblood ne coûte que $2,99 + fdp (soit un peu plus de 2,60€ +fdp), ce qui est - comme toujours chez Reaper - vraiment bon marché.


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Je me remets direct à mes recherches pour vous en proposer un peu plus la prochaine fois.
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