vendredi 8 février 2019

Proxy Elfe HeroQuest (2)

Comme je n'ai pas le temps de finaliser ma chronique en cours, je vais essayer de me faire pardonner en partageant avec vous, une superbe trouvaille concernant un proxy pour mon personnage favori de notre bon vieux HeroQuest, à savoir notre ami l'Elfe.
Comme souvent, ce must have vient de nos amis de chez Foundry. Ce magnifique Elfe oldschool (en fait il s'agit d'une reprise de moule de Citadel) aurait très bien pu servir de prototype pour la figurine que nous connaissons tous, tant les physionomies des deux sont proches.
Il vous en coûtera £6 + fdp (soit environ 6,80€ + fdp), pour enrôler dans votre bande ce parfait représentant des Premiers-nés.
Merci à l'excellent blog Pousseplomb pour l'information !


C'est tout pour aujourd'hui, je retourne travailler... Bon weekend !

mardi 29 janvier 2019

L'Arabe du futur - Tome 4 de Riad Sattouf

Après un tome 3 un ton en dessous, j'étais un peu partagé quand j'ai ouvert ce volume. Allais-je retrouver l'enthousiasme des deux premiers de la série, ou, au contraire, assister malgré moi à la lente dégringolade d'une histoire qui aurait normalement dû être racontée en trois parties et qui en comptera au moins le double... 

Riad, sa mère et ses frères vivent désormais en Bretagne, dans le village de sa grand-mère maternelle. De son côté, son père travaille désormais en Arabie Saoudite où il a accepté un poste à l'université de Riyad. Il espère ainsi réussir à gagner suffisamment d'argent pour pouvoir revenir s'installer en France et y vivre confortablement. Malheureusement, la distance fait que Riad et sa famille ont très peu de contacts avec lui et qu'ils semblent s'éloigner de plus en plus les uns des autres. De son côté, Riad, continue de dessiner et commence à penser de plus en plus aux filles...
Le père de Riad revient finalement vivre en France avec eux, mais il a changé. Lui qui était assez peu pratiquant semble désormais tout remettre en question à cause de sa foi, qui l'isole de plus en plus. Son épouse ne supportant absolument pas ça ce virage, ils passent leur temps à se disputer. 
Malheureusement pour elle, la grand-mère paternelle étant gravement malade, toute la famille doit retourner en Syrie, où Riad constate que rien n'a réellement changé, si ce n'est en pire pour lui, car il n'est plus un enfant. Il prend aussi conscience que le couple formé par ses parents n'en est plus un. S'en suivront plusieurs allers-retours avec la France, où Riad, sa mère et ses frères finiront par s'installer, sans leur père et mari. Ce dernier les rejoindra finalement et essaiera de se montrer moins obtus envers sa femme. Malheureusement, un événement incroyable va faire basculer la vie de la famille de Riad...

Comme indiqué dans mon introduction, j'avais été un peu déçu par le tome 3 et je n'avais donc pas réellement d'attente pour le présent volume. Je savais qu'au pire je passerai un bon moment de lecture, mais sans plus et au mieux, mon intérêt pour la série se trouverait réveillé. C'est finalement la seconde hypothèse qui se révèle ici être la bonne.
En effet, ce tome qui est un chouïa plus épais les précédents (288 pages contre 160 auparavant), est une vraie réussite. Que ce soit dans l'histoire de la famille, la sienne propre (avec la "découverte" des filles ou l'arrivée de l’acné) et la manière de les raconter, Riad Sattouf prouve qu'il est vraiment un conteur hors-pair. Il arrive toujours à trouver le juste équilibre entre les moments graves et ceux plus légers, et surtout à montrer que malgré tout, que ce soit en Bretagne ou en Syrie, il a vécu de très bons moments dans les deux pays, qui sont parties intégrantes de son identité.
Mais ce volume n'est pas que plus épais que les autres, il possède également une atmosphère beaucoup plus grave, l'auteur passant ici de l'enfance - et de l'innocence - à la puberté - et sa prise de conscience du monde. L'enfance semble d'ailleurs prendre réellement fin à la dernière page du livre, lorsque l'on apprend ce qu'a fait le père de Riad Sattouf. Ce drame que l'on sent venir tout le long de l'histoire - sans pour autant en deviner la nature - tant les parents semblent avoir atteint un point de non-retour, dû aux différences culturelles qui se font de plus en plus flagrantes et surtout à leur évolutions personnelles qui ont pris des directions diamétralement opposées.
D'ailleurs, alors que dans les autres volumes, on sentait une vraie tendresse de Riad envers son père, qui arrivait à nous montrer que malgré ses défauts et ses fanfaronnades, il était avant tout humain, dans ce tome, le ton de l'auteur a réellement changé. Comme indiqué plus haut, le fait sans doute de sortir de l'enfance et de comprendre plus de choses qui l'entourent qu'auparavant a sans doute joué dans cela. J'avais d'ailleurs eu l'impression quelque fois que sous couvert d'autobiographie, l'auteur était plutôt en train de raconter la vie de son père, Abdel Razak. Ici, nous sommes presque dans une sorte de portrait à charge qui peu - à certain moment - paraître un peu excessif, mais qui tout à fait compréhensible une fois lu la dernière page. Ce changement de ton est donc à mon avis un peu raide, car nous ne savons pas ce qu'a pu vivre Abdel Razak pour qu'il se radicalise ainsi. Peut-être aurons-nous cette réponse dans le ou les tomes suivants. Ou Pas ?

En ce qui concerne les dessins, nous avons ici affaire à un Riad Sattouf de compétition qui arrive toujours à saisir avec justesse les traits, les mimiques ou les postures, propres à amplifier soit le côté comique, soit le côté dramatique des personnages ou des situations. Il semble avoir réussi à encore plus épurer son trait, ne conservant que l'essentiel. Ceux qui le suivent depuis de début - et donc apprécie ce genre de dessins seront aux anges. Pour les autres, qui sont un peu plus réticents, ce tome-ci ne les fera pas changer d'avis, bien au contraire !
Nous retrouvons également ici les deux colorisations distinctes bleue pour la France et rose pour la Syrie qui ont fait la particularité et l'identité de la série.

En conclusion, ce tome qui est donc excellent, à vraiment relancer - et réveiller - mon intérêt pour cette série. Riad Sattouf réussissant le tour de force de ne jamais tomber dans le mélo, ce qui aurait pourtant pu être fait, au vu du coup de théâtre final. En alternant les moments comiques, les souvenirs parfois naïfs de son enfance et les moments de tension, il arrive à trouver un équilibre et un rythme qui font que ces presque 300 pages se lisent d'une traite. Ce volume se terminant - comme le précédent - sur un cliffhanger de folie, va rendre l'attente jusqu'au prochain tome très longue et très difficile !

Note : 17/20


L'Arabe du futur - Tome 4 de Riad Sattouf
Allary Éditions / 2018
ISBN : 978-2370730541
288 p. / 25,90€

mardi 22 janvier 2019

Intégrale Félix - Tome 4 de Maurice Tillieux


Les Éditions de l'Élan continuent leur magnifique travail de mémoire en l'honneur de ce maître du neuvième art qu'était Maurice Tillieux, en nous offrant deux fois l'an, des pépites que sont ces intégrales de Félix.
Ce quatrième tome ne fait pas exception à la règle et la qualité est encore une fois au rendez-vous avec un volume de toute beauté qui regroupe six histoires du journaliste à houppette, béret et lunettes, toutes parues en 1951.
Contrairement au tome précédent qui avait vu nos trois amis voyager à l'autre bout du monde, nous avons ici affaire - mise à part une histoire "flashback" - à des contrées un poil moins exotiques (Angleterre, Écosse, Marseille et Neuilly), sans que pour autant l'intérêt de celles-ci ne diminuent (c'est même le contraire à mon humble avis).
C'est donc parti pour ma chronique de ce tome 4 de l'Intégrale de Félix par Maurice Tillieux !



Au sommaire de ce quatrième tome :
- Une tête doit tomber
- "Continentale"
- La Liste n°3
- Félix enseigne le judo
- Cette sacrée publicité !
- La momie mène la danse

Dans "Une tête doit tomber", Félix et ses comparses sont à Marseille, pour se reposer de leurs aventures en Corée. Tandis qu'il lit le journal, Félix tombe sur un article concernant l’exécution prochaine du brigadier Durand, coupable d'avoir empoisonné son supérieur. Sentant qu'il y a anguille sous roche, le journaliste va rencontrer l'accusé, puis ayant besoin d'un peu de temps pour prouver l'innocence de Durand, demander à Allume-Gaz et Cabarez de retarder de quelques jours l'exécution de l'accusé. Comment ? Tout simplement en volant la guillotine !

"Continentale" : Suite aux retentissement de l'affaire Durand, Félix et ses camarades sont assaillis de demandes d'interviews de la part de journalistes. Félix étant absent, Allume-Gaz décide de leur raconter l'une de leurs anciennes aventures vécue au Mexique où ils ont aidé leur ami Tony Berto à sauver sa petite compagnie aérienne sur laquelle lorgnait avidement la "Continentale". Cette dernière, dirigée par des hommes peu recommandables n'avait en effet reculé devant aucun moyen pour mettre la main sur l'entreprise de Berto, allant jusqu'au sabotage en plein vol d'un avion. Mais cela était sans compter sur la présence de Félix et d'Allume-Gaz dans le cockpit...

Dans "La Liste n°3", Félix, Allume-Gaz et Cabarez sont à Londres. Ils ont été envoyés par leur journal dans la capitale anglaise pour couvrir des fouilles archéologiques dans le Devonshire. Tandis qu'ils s'absentent de leur appartement, celui-ci est "visité" par deux malfrats qui le mettent sens dessus dessous. Ils sont dérangés dans leur besogne par le retour impromptu de Félix. Après s'être battu avec eux, Félix s'aperçoit qu'il ne manque rien dans ses affaires... Puis il reçoit un coup de téléphone de l'inspecteur Taurus qui lui apprend que l'on a trouvé un message sur cadavre, indiquant qu'une liste se trouvait dans les affaires de Félix. Le journaliste va alors se mettre en route pour retrouver la trace de ses agresseurs, sentant que les deux événements sont forcément liés...

"Félix enseigne le judo" : Tandis qu'ils se trouvent encore à Londres, les trois amis reçoivent la visite d'un homme qui souhaite que Félix lui apprenne quelques rudiments de judo. L'homme étant très (trop) insistant, le journaliste se fait plaisir de lui montrer et de pratiquer toutes sortes de prises sur lui, en faisant beaucoup de bruit. Une fois l'élève reparti, l'inspecteur Degelbee rend visite aux trois compagnons pour leur apprendre qu'un vol de bijoux a eu lieu dans l'hôtel. Plus précisément dans la chambre voisine de celle de Félix. Le journaliste sent que "son élève" n'était pas seulement ici pour prendre une leçon de judo...

Dans "Cette sacrée publicité !", Félix, Allume-Gaz et Cabarez se rendent en Écosse, à Balmoral pour se reposer. Pourtant, dès leur arrivée dans la ville, ils apprennent que Jim Cavendish, un célèbre coureur automobile a disparu, tandis qu'il doit disputer le Grand Prix d'Écosse dans une semaine ! Afin de le retrouver rapidement, une prime de 100000£ est même proposée. Bien entendu, une telle somme va attirer l'attention de deux petites frappes qui vont tout faire pour mettre des bâtons dans les roues de Félix et Allume-Gaz, qui sentent qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette disparition.

"La momie mène la danse" se passe en France et plus précisément à Neuilly, où depuis quelque temps, les chats disparaissent les uns après les autres. En tout, c'est plus de 200 chats qui se sont évaporés en moins de trois semaines. Sentant que cela cache une affaire sordide, Félix part enquêter sur place, secondé comme il se doit par Allume-Gaz et Cabarez. Très vite, ils vont se rendre compte que tout semble tourner autour d'un drôle de personnage : le docteur Boissy, condamné il y a quinze pour trafic de drogues et envoyé au bagne de Cayenne pour y purger sa peine...

Autant le dire tout de suite, ce tome - qui a une saveur particulière pour moi, car il regroupe les histoires par lesquelles j'ai découvert Félix - est une complète réussite. Même "Félix enseigne le judo" qui démarre comme une succession de gags "slapsticks", un peu dans l'esprit de "Les chasses de Cabarez" du tome précédent, se révèle être finalement une très bonne surprise avec ce vol mystérieux commis quasiment sous le nez de nos trois amis et bourré d'humour grâce aux jeux de mots pourris d'Allume-Gaz (qui préfigurent ceux de Libellule dans Gil Jourdan) et au pauvre Cabarez. 
La case qui débute "La liste numéro 3" où l'on voit Félix filer un uppercut à un gars trois fois plus gros que lui est l'image qui reste associé à ma découverte de la série. En effet, quand mon père m'avait ramené cette bande dessinée à la maison (avec également un Timour de Sirius, mais cela est une autre histoire), j'ai tout de suite su que j'allais aimer cette histoire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'un gringalet avec des lunettes filait une rouste à un grand costaud. Pour une fois, le mec à lunettes n'était pas (que) l'intello, mais se servait aussi de ses poings ! Mais ce qui m'a vraiment fait basculer dans la série, c'est le subtil mélange d'action et de suspense que l'on retrouve dans cette histoire. En très peu de cases, nous avons l'impression qu'il se passe tellement de choses qu'il parait impossible que cette histoire ne fasse que 12 pages. Et on comprend ensuite pourquoi Maurice Tillieux réutilisera ces histoires / idées pour des albums de 48 pages.
Cette histoire était pour moi, jusqu'ici la meilleure de toute celles que j'avais lu, mais ça c'était avant que je ne découvre l'histoire qui clôture magistralement ce quatrième tome : "La momie mène la danse". Tout dans cette histoire est une réussite. Maurice Tillieux arrive à créer une atmosphère très particulière qui ressemble un peu à celle de l'histoire "N'y touchez pas, il est maudit !" présente dans le tome 5 (ce qui est un peu normal vu qu'il s'agit chronologiquement du récit venant ensuite), à savoir quelque chose de très particulier, mélange de fantastique et réalisme très terre à terre. Le fait que cela se passe en banlieue parisienne rajoute aussi à cette réussite, car l'on se rend compte qu'en 1951, Neuilly était un tout peu différent de ce qu'il est désormais.

Pour ce qui est des autres histoires, elles sont toutes de très haute volée. Que ce soit "Une tête doit tomber" et son idée de départ totalement saugrenue de vouloir voler la guillotine pour repousser l’exécution d'un innocent, "Continentale", où le côté très hard boiled de Félix ressort lorsqu'il menace le vil Moreno de le pulvériser en l'attachant à la turbine de l'avion, ou encore "Cette sacrée publicité !" et son idée de génie - qui sera d'ailleurs "empruntée" par Greg quelques années plus tard. Ce tome 4 est à mon goût le plus homogène de tous ceux qui ont été publiés jusqu'à présent. C'est très simple, il n'y a rien à redire !

Pour ce qui est du dessin, on sent ici - comme pour le tome 3 - que Maurice Tillieux est en pleine possession de ses moyens et maîtrise parfaitement tous les ingrédients de ses histoires. Que ce soient les personnages, les décors (la banlieue de "La momie mène la danse" est criante de vérité et participe complètement à cette atmosphère poisseuse, digne de "Brouillard au Pont de Tolbiac" de Tardi - à moins que ce ne soit l'inverse, vu les décennies qui séparent les deux œuvres), les véhicules... Tout concours à la lisibilité de l'histoire et ne tend que vers un seul objectif : l'action !
La mise en page est elle aussi vraiment impeccable et parfaitement maîtrisée : les angles de vues sont très travaillés, l’enchaînement de divers formats de cases pour coller au rythme du récit et surtout les premières cases de chaque histoire qui donne le tempo du récit sont magnifiques.
Pour être un peu tatillon, je dirai que le seul bémol ici concerne le lettrage des phylactères. En effet, dans certaines bulles on a l'impression que l'auteur s'est laissé aller et n'a pu faire rentrer son texte qu'au chausse-pied ("défaut" que l'on retrouve aussi chez Jacobs et ses fameux récitatifs).

Encore une fois, les copieux dossiers présents en début de volume sont tout simplement indispensables. Nous retrouvons tout d'abord une présentation détaillée de chaque histoire, avec remise en contexte, sources d'influences et indication de réutilisation dans la suite de l'œuvre de l'auteur. Ensuite, nous avons droit à un dossier "Les voitures dans la série Félix", qui montre à quel point Maurice Tillieux était un amateur d'automobiles qui se documentait beaucoup pour pouvoir ensuite les reproduire le plus fidèlement possible dans ses histoires. Passionnant.

On peut dire que j'attendais avec impatience ce tome 4, puisqu'il contient les premières histoires de Félix que j'ai lu étant plus jeune, à savoir : "Une tête doit tomber", "Continentale" et "La Liste n°3". Quel bonheur de pouvoir les relire aujourd'hui "dans leur jus" avec la reproduction à l'identique des pages d'origines et complétées par les programmes non-stop ! Ces histoires me font toujours le même effet et sont pour moi la quintessence de cette série. Sans compter une histoire dont j'avais beaucoup entendu parler sans avoir réussi à mettre la main dessus : "La momie mène la danse", qui apparait finalement comme la meilleure des histoires de Félix que j'ai lu jusqu'à maintenant. Tout y est : de l'action, du suspense, de l'humour, une mise en page et un récit totalement maîtrisés. Bref, que du bon, voire du très bon pour ce quatrième tome de cette intégrale, qui grâce au travail méticuleux des Éditions de l'Élan restera dans les annales de la bande dessinée. Vivement la suite et donc le tome 8 !

Note : 18/20


Intégrale Félix - Tome 4 de Maurice Tillieux
Les Éditions de l'Élan / 2018
ISBN : 978-2960185959
135 p. / 29,95€

mardi 15 janvier 2019

Le Garde Républicain - Annuel Spécial Noël 2018

De retour aux affaires après un long hiatus, dû - entre autres - à un travail de plus en plus prenant et de moins en moins intéressant, je vous propose, pour bien commencer cette année 2019, ma petite chronique du désormais traditionnel numéro de noël du Garde Républicain. 
D'autant plus que ce numéro spécial abrite dans ses pages une invitée de marque : Barbarella, célèbre héroïne née sous les crayons du maître Jean-Claude Forest en 1962. 
Inutile donc de dire que j'étais plus qu'impatient de me plonger dans la lecture de cette aventure plus qu'alléchante.

Niklaus Von Claus alias le Père Noël, est le propriétaire de la planète Noël. Bien que celle-ci soit située en dehors de la zone d'influence de la ZICT - et donc un refuge pour tous les êtres de sac et de cordes de la galaxie, Von Claus y fait régner l'ordre, grâce à ses robots. Aussi, quand on découvre le cadavre du président de la banque de Rigel, le Père Noël demande à Barberella d'enquêter. Celle-ci accepte même si elle ne se sent pas qualifiée pour le poste. Afin de découvrir le criminel qui menace son empire, Von Claus ne voit d'autre solution que de lui adjoindre - en le ressuscitant via une holocarte - le légendaire Garde Républicain. Le couple de superhéros va partir sans attendre à la pêche aux informations afin de démasquer le meurtrier...

Le scénario, croisement improbable entre Agatha Christie et Edmond Hamilton, signé Jean-Marc Lofficier, est vraiment passionnant et prenant. Les pages se tournent à toute vitesse, tant on a envie de savoir qui a fait le coup. La galerie de personnages secondaires - les suspects - est joussivement foutraque, puisqu'on y retrouve Terminator, Mary Poppins ou encore une femme fatale - et ceci sans parler de la présence auprès du Garde (à moins que ce ne soit plutôt l'inverse) de la légendaire Barbarella.
Le plaisir qu'a pris Jean-Marc Lofficier pour l'écriture de cette histoire se ressent lors de la lecture et est vraiment communicative. Le postulat de départ - la planète et le Père Noël pas vraiment recommandable - permet toutes les folies et l'auteur ne s'en prive absolument pas, pour notre plus grand plaisir !
Pour vous dire à quel point, j'ai pris mon pied, j'ai eu l'impression de retrouver l'ambiance d'une des aventures de Magnus Ridolph, personnage de Jack Vance - dont je ne me rappelle malheureusement plus le titre. C'est vous dire si j'ai aimé !

Pour ce qui est des dessins, José Luis Ruiz Pérez fait le travail, mais n'arrive pas à insuffler - à mon goût - le petit plus qui aurait vraiment pu faire la différence. Je pense que cela est principalement dû aux cadrages choisi par l'artiste. En effet, celui a privilégié les plans resserrés sur les visages des protagonistes au détriment de cases un peu plus grandes où nous aurions pu profiter des décors et corps en entier des personnages.
Quoi qu'il en soit, si l'histoire se dévore aussi rapidement, c'est aussi grâce à l'efficacité du travail de l'artiste.
Après, je comprends ce choix, car nous avons ici affaire à une enquête qui est plus dans la veine d'Hercule Poirot que dans celle des Experts et les pensées et la psychologie primant sur l'action. Mais cela est néanmoins un peu dommage, car l'on sent que Ruiz Pérez en a sous la godasse.

Encore une fois, avec un concept totalement différent - et cette fois-ci décalé - Jean-Marc Lofficier et José Luis Ruiz Pérez nous démontrent avec talent que le concept du Garde Républicain, en plus de pouvoir être transposé et transposable à toutes les époques de l'histoire de France, l'est également pour tous les genres. Cette aventure est vraiment une réussite et vient se classer directement dans mon top 3 des numéros du Garde Républicain. Vivement Noël prochain !

Note : 17/20

Vous pouvez vous procurer ce numéro - ainsi que tous les autres opus des séries "régulière" et "spéciale" du Garde Républicain sur le site de l'excellente maison d'édition Rivière Blanche

Enfin, pour que cela soit plus pratique, j'ai référencé toutes mes chroniques du Garde Républicain sur cette page. N'hésitez pas à y jeter un coup d’œil. 

mardi 1 janvier 2019

Bonne année 2019

Le Bazar de Djé vous souhaite une bonne année 2019. Qu'elle vous apporte ce que vous désirez et surtout plein de bonnes lectures et de petites figurines en plomb ou en plastique - mais pas en résine !
On se retrouve très bientôt j'espère, avec une chronique du 4ème tome des aventures de Félix par Maurice Tillieux et une autre du numéro spécial noël du Garde Républicain !


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